Signes pour l'élan.
Trop longtemps, l'alliance si naturelle entre le pinceau et l'arabesque
des corps a été à sens unique, le premier rendant compte
- avec éclat, si c'est celui de Degas ou de Matisse - de la seconde.
Si Robert Renard échappe à la vieille règle c'est pour
que ces signes qu'il trace, comme des éclairs, à la Michaux,
sont ou semblent autant de l'"avant" que de l'"après",
des incitations plutôt que des reflets. Carlson, Chopinot, Forsythe
ou Waltz, il semble moins capter leurs gestes que leur donner élan.
Jean Lacouture